du 2 octobre 2008


L'hôpital offre une aide financière aux patients de longue durée et à leurs familles, ainsi qu'aux personnes à revenu modeste.


Il y a quelques mois, Anne Leresche dénonçait dans 24 heures le poids des factures de parking au CHUV pour les familles touchées par la maladie. Le problème soulevé par cette maman d'un garçon atteint d'une tumeur cérébrale a été empoigné. Depuis hier, l'hôpital propose des tickets à prix réduit de 5 francs pour environ huit heures, contre un tarif normal de 1 fr. 50 les vingt­huit minutes durant les quatre premières heures. Mais sous conditions: ce service est réservé aux longs traitements et aux revenus modestes.
Le CHUV, en accord avec le Département de la santé, a débloqué un budget annuel de 150 000 francs pour aider les malades et les proches à payer ce parking géré par un privé. L'hôpital a réagi à des critiques récurrentes. «Cela fait des années que nous sommes interpellés par les patients qui se plaignent du stationnement», explique le secrétaire général Dominique Hude. Et ces revendications ont été appuyées au Grand Conseil.
Concrètement, cette offre touche les personnes concernées par une hospitalisation ou un suivi ambulatoire contraignant de plus de trois semaines - deux pour les enfants -, et cela dès le début de la troisième semaine. En revanche, ce soutien est valable dès le départ pour les moins aisés, à savoir les gens qui disposent d'un revenu annuel inférieur à 35 000 francs pour les célibataires et à 50 000 francs pour les couples (plus 7000 francs par enfant). Ils doivent pour cela bénéficier d'un subside de l'assurance maladie ou présenter leur relevé fiscal.

«Très bonne nouvelle»
«C'est une très bonne nouvelle. C'est un bon pas en avant», se réjouit Anne Leresche. Seul bémol, «il faut passer par une démarche administrative, alors que l'accompagnement d'un malade est déjà lourd». Et de se demander s'il ne faudrait pas en faire profiter tout le monde, du moins dans un premier temps. «Mais c'est vrai qu'il faut des limites.» Pour le CHUV, c'est une question de priorité. «L'argent qu'on met dans le parking n'ira pas dans la santé», répond Dominique Hude. L'hôpital a donc ciblé «ceux qui en ont le plus besoin». Le responsable précise que le système sera évalué et que des changements pourront être faits en conséquence. Et le CHUV espère encore obtenir une baisse générale des tarifs de la part de la société qui gère le parking, même si les discussions lancées dans ce but n'ont pour l'instant pas abouti.

 

L. PI.